« ¿Que hay abajo del sol ? La aguila, el nopal y
el serpiente ! », Qu’est-ce qu’il y a sous le
soleil ? L’aigle, le cactus et le serpent ! Question de
l’Immigration Mexicaine à un « moreno »,
personne au teint mat, pour voir s’il est bien mexicain.
Le Soleil ou encore, le calendrier Aztèque, c’est
le côté pile de la pièce de monnaie de 10
Pesos. Sur le côté face de la pièce est représenté
le symbole du Mexique : l’aigle posé sur un cactus
tenant un serpent dans le bec.
« J’ai fait une partie de trajet en taxi avec un futur
clandestin. Pour le chauffeur de taxi, il était évident
que le jeune homme avec qui j’étais allait traverser
la frontière avec un passeur. Ma présence lui a
valu d’être prudent avant de lui proposer un passeur
pour 1,200 dollars, au cas où.. Il lui a demandé
ce que je faisais avec lui, comme si je ne maîtrisais pas
correctement l’espagnol. Je répondis à la
place de mon voisin que j’étais du F.B.I. histoire
de détendre l’atmosphère. Blague acceptée,
je pousse mon espagnol courant histoire de lui montrer que je
connais bien ce pays. La discussion fût engagée sur
le sujet : nouvelles, questions, etc. Par la fenêtre, je
pus apercevoir trois personnes grimpant un mur fait de grandes
lamelles plantées verticalement qui laissent entrevoir
la même route bordant une petite ville de la Californie.
Deux routes parallèles parsemées de lampadaires,
des voitures qui se croisent dans l’indifférence
des illégaux, deux pays différents. C’est
assez impressionnant.
Le soir, après avoir quitté mon ami de voyage et
réservé une chambre, je me suis mis à la
recherche d’un petit restaurant à tacos convenable.
J’agrémentais mon repas à coup de pièces
de monnaie insérées dans le juke-box qui déversait
de la bonne musique ranchera, typique ! Je me suis diverti dans
un « Lady’s bar » dans la même rue où
je pus observer un vrai ranchero du Nord : habits et danse de
cow-boy avec une femme du bar.. Le soir, je rentre dans ma chambre
d’hôtel où une énorme ventilation au
pied du lit prend son souffle dans le couloir aux allures de prison
et empêche de fermer la fenêtre guillotine. Le lendemain,
dans la rue avec mon gros sac sur le dos, je me vois proposer
un passeur (appelé Coyote au Mexique) par un jeune enfant.
Quelle surprise ! Aurais-je enfin des allures de Mexicain ?! Je
n’ai pas osé dire à ce petit enfant qui me
voyait en tant que client potentiel, que j’avais déjà
un visa de trois mois et que je n’avais aucun problème,
en tant qu’Européen, pour aller et venir aux U.S.A.
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